Mort au champagne

La littérature policière n’a pas de frontières. En voici, la preuve avec Ngaio Marsh et une intrigue se déroulant en Nouvelle-Zélande.

Résumé : A bord d’un train qui traverse la Nouvelle-Zélande en direction de Middleton, Roderick Alleyn trompe son ennui en compagnie d’une troupe de théâtre anglaise en tournée, quand de curieux incidents viennent émailler le voyage : l’argent de l’une des actrices a disparu et le directeur de la troupe, Alfred Meyer, est convaincu que l’on a tenté de le tuer en le jetant hors du train… Quelques jours plus tard, son meurtre aura lieu pour de bon. As de la déduction maniant le sens de l’observation avec un flegme tout britannique, l’inspecteur Alleyn va prendre en main cette affaire où chacun a de bonnes raisons d’être l’assassin.

Une troupe de théâtre et un crime ne peuvent faire que bon ménage. L’art de la mise en scène, savoir jouer son rôle à la perfection pour ne pas éveiller les soupçons, il faut savoir maitriser tout ça. Mais un grain de sable peut suffire à compliquer les choses et surtout desservir. Bon pour être honnête, l’intrigue en-elle même ne m’a pas particulièrement passionnée. Le prologue dans le train  (l’action se situe dans les années 30) au début où Roderick Alleyn, l’inspecteur de Scotland Yard en vacances, est présenté sous le nom « l’homme » fait planer un peu le mystère. Qui est cet homme ? En fait à ce moment précis, Roderick ressemble à n’importe quel observateur présent dans un transport. Jusqu’à l’arrivée d’un premier incident.

Petit à petit, l’inspecteur en vacances va à assister la police néo-zélandaise dans le meurtre et dévoiler son identité auprès de toute la troupe. Toutefois j’ai été étonnée que certains disent en gros « Ah le fameux détective ! ». Si Mr Alleyn était si célèbre – au moins de nom – que ça alors pourquoi personne n’avait réagi avant… Enfin pourquoi pas. En face de lui se trouve une galerie de personnages intéressants : une actrice sûre d’elle, des joueurs invétérés, une jeune sans talent mais avec un père qui fait marcher le piston, un adolescent fougueux et irréfléchi, une comédienne mère poule, une langue de vipère… Chacun a son moment sous les feux de rampe mais tous ne sont pas prêts à dire la vérité. Et au fil des pages, c’est intéressant de voir cette soi-disant « Famille heureuse » se fracturer. Les mensonges et les secrets apparaissent.

Même si certaines notes redirigent vers d’autres ouvrages de Ngaio Marsh, ça n’empêche pas bien comprendre l’histoire. Quant à l’inspecteur Roderick, les quelques lettres écrites lui donnent un aspect humain, voire sensible – selon mon ressenti – et un certain passage le montre même plutôt coquet.

Enfin si je retiens une chose, c’est la présence d’un personnage Maori, le docteur Te Pokiha. L’utilisation du tiki et les quelques détails de culture néo-zélandaise glissés dans le récit m’ont aussi plue.

Mort au champagne n’est pas une lecture palpitante mais elle n’en reste pas moins agréable et astucieuse par rapport au crime.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Mort au champagne »

  1. Je ne recommanderai pas ce livre par contre je trouve que l'écriture de Ngaio Marsh a un petit quelque chose.. Du coup, je pense que ça peut être mieux de se diriger vers des livres comme un « Piège pour Miss C. » ou « Cauchemar à Waiatatapu » qui sont plus longs. Là, ça va trop vite et ça ne donne pas envie d'essayer de trouver l'assassin :/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s