Le maître de fengshui est à l’ouest

Plus qu’un livre avant d’abandonner les aventures de C.F Wong et de Joyce, son assistante. Sachant qu’il va partir en Chine, j’ai décidé de savourer Le maître du fengshui est à l’ouest…Car j’ai le sentiment que ce qui faisait la spécificité des intrigues risque de disparaître…
Résumé : C F Wong, le maître de fengshui, déteste l’idée de se rendre en Occident. Cependant il y a des offres qui ne se refusent pas, surtout quand elles sont aussi bien rémunérées. En effet, les Britanniques espèrent vendre le plus gros avion du monde aux Chinois et on a fait appel à lui pour s’assurer que le fengshui de l’appareil était bon. Bien mieux, la reine, lasse des infortunes que connaît la famille royale, s’inquiète du mauvais fengshui qui pourrait régner au palais de Buckingham. Evidemment, les choses ne se passent jamais comme prévu ; d’abord, un homme est assassiné, puis l’avion prend feu. Du coup, le maître de fengshui n’est plus du tout sûr d’arriver en Occident.

Comme d’habitude, Nury Vittachi fait de son roman une sorte de passerelle entre l’Orient et l’Occident. L’intrigue mélange intérêts financiers et écologie mais elle ne se révèle pas surprenante au niveau du déroulement. L’histoire atteint un pic intéressant au moment où l’avion prend feu et où on peut se demander comment tout le monde va s’en sortir. Mais c’est surtout très agréable de voir comment l’auteur inclut des éléments culturels ( les lignes de Ley,  une petite visite de Hong-Kong et d’une prison etc ) et joue avec le scepticisme à l’égard du feng-shui.

Le maitre du feng-shui s’est construit une image des occidentaux par le biais des séries américaines et des films (p145 – 146). Un endroit d’après lui bien trop dangereux mais la corruption de la police le rassure (oui dans la tête de Wong, les policiers occidentaux sont comme les chinois). Mais quand C.F Wong a des ennuis et qu’il y a beaucoup d’argent à la clef, il est prêt à faire un effort. Encore plus quand le contrat pourrait l’amener à travailler pour la reine d’Angleterre. Et même si s’occuper du feng-shui d’un avion est impossible selon lui car c’est un appareil en mouvement, on peut quand même s’arranger. En fait, j’aime bien son côté vénal. Avec lui, il n’est jamais question de défis intellectuels ou de justice mais de bénéfices. Ce qui lui vaut d’ailleurs à un moment des reproches de la part de Joyce dont un ami se trouve accusé du meurtre. La jeune femme se montre toujours aussi exubérante, têtue… Et entendre qu’elle voyage avec un membre de la famille royale, va la mettre dans tous ses états ( jusqu’à nourrir l’espoir de croiser le prince William ou Harry ). Dilip Sinha, l’astrologue indien apporte son calme et sa décontraction ce qui crée un décalage, lorsque par exemple, l’avion est en feu.

En fait, ce livre comme les précédents s’apprécie avec son humour et ses touches de sagesse semées tout au long de la lecture. Si vous aimez la musique, le jeu de Joyce et ses amis vous plaira sûrement. Un artiste et une année sont donnés et vous devez trouver la chanson correspondante :).

Et une petite citation, choisie parce qu’elle me parait d’actualité :

Brin d’Herbe, le seul moyen de protéger les droits d’une communauté est de protéger ceux de l’individu. (p.215)

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