Whislist Mars

Ma pile de lecture pourrait atteindre le plafond, si j’ajoute les bouquins que je veux lire et ceux que j’ai commencé puis abandonné parce que je n’accrochais pas. L’humeur, le style, l’envie du moment mais il y a toujours des livres qui font de l’oeil.

Alors pourquoi ceux-là ?
1 – Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente : Un livre écrit après le séisme, après Fukushima. Après avoir lu, l’Archipel des séismes, ce serait une sorte de continuité même si le texte a un angle très différent. J’ai envie de découvrir le ressenti d’un écrivain originaire de Fukushim et ses émotions partagées.
2 – Speculative Japan : Je ne suis pas une grande fan de la Science-Fiction. Je ne déteste pas et je n’en raffole pas. Cependant, je ne demande qu’à m’y intéresser et à découvrir ce genre. Raison pour laquelle ce livre me tente, car c’est le seul genre que je n’ai jamais testé dans la littérature japonaise.
3 – Le bruit du tonnerre : Repéré chez ma deal- libraire préférée, je l’ai reposé en me disant « Tu as déjà assez de bouquins comme ça ! ». La Corée en guerre, l‘occupation japonaise, une héroïne qui me plait bien… Mais Actes Sud a aussi un joli catalogue côté littérature coréenne !

4 – The fox sister : Ou la version papier du webcomic du même nom. Un mélange de fantastique, d’horreur dans la Corée du sud, fin des années 60, début 70.

Et vous, quels sont les livres qui vous tentent en ce moment :) ?

« Femmes de réconfort »

Esclaves sexuelles de l’armée japonaise, elles étaient chinoises, coréennes, philippines, hollandaises ou japonaises. Considérées comme du matériel militaire, leur vie a été détruite. Lorsqu’elles ne sont pas mortes des suites de maladies vénériennes, elles ont été tuées au moment de la libération comme pour nier leur existence. Honteuses et meurtries, les survivantes ont gardé le silence, un long moment, craignant de perdre leur famille, d’être montrées du doigt et de devoir face au déni de l’état japonais.

Combien de temps a-t-il fallu pour que ce scandale soit connu des autres nations ? Ces victimes de viols devaient continuer à vivre avec leur secret, sans même pouvoir le partager avec leurs proches jusqu’au jour où l’une d’elle a brisé le silence.

Avec Femmes de réconfort, esclaves sexuelles de l’armée japonaise, Jung Kyung-a livre une réalité historique bouleversante. Aboutissement d’un véritable travail de documentation, elle explique le contexte historique et la mise en place du système permettant « d’alimenter » les « maisons de réconfort ».

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Sur la route

La vie de Hwang Sok-Yong (황석영) a été marquée d’une certaine façon par la guerre. Né en 1943 en Mandchourie, il y reste avec sa famille jusqu’à la libération de la Corée. Cependant cette dernière est divisée en deux, la partie nord passant sous contrôle soviétique, la partie sud sous celui des américains. La famille de l’écrivain passera trois ans (1945-1948) dans ce qui deviendra la Corée du Nord, à Pyongyang, avant de partir s’installer à Yongdeungpo, un quartier industriel de Séoul où le père a trouvé du travail.
Après avoir connu de nombreux déplacements, à 7 ans, Hwang Sok-Yong connaîtra la guerre de Corée (1950-1953). À 23 ans, il prendra part à la guerre du Vietnam en 1966-1967 en tant que membre du corps expéditionnaire coréen envoyé aux côtés des Marines.
Ses livres sont souvent empreints des changements qui ont bouleversé la Corée. Un pays qu’il aurait voulu uni, les deux parties possédant la même langue et la même culture. Son désir de réunification le poussera en 1989 à enfreindre la loi et se rendre en territoire Nord Communiste afin de participer à un congrès d’écrivains. Suite à ce geste qui violait la loi sur la sûreté nationale, il partira en exil en Allemagne et aux Etats-Unis avant de revenir en 1993 à Séoul. Il y sera condamné à 7 ans de prison, peine qui ne sera pas accomplie jusqu’au bout grâce à Kim Dae-Jung, ancien dissident élu en 1998 comme Président de la République de Corée.
Pour cette présentation, j’ai volontairement choisi de mettre de côté son parcours d’écrivain afin d’accentuer l’influence des changements de la Corée sur la vie de l’écrivain. Maintenant place au livre !

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