« Femmes de réconfort »

Esclaves sexuelles de l’armée japonaise, elles étaient chinoises, coréennes, philippines, hollandaises ou japonaises. Considérées comme du matériel militaire, leur vie a été détruite. Lorsqu’elles ne sont pas mortes des suites de maladies vénériennes, elles ont été tuées au moment de la libération comme pour nier leur existence. Honteuses et meurtries, les survivantes ont gardé le silence, un long moment, craignant de perdre leur famille, d’être montrées du doigt et de devoir face au déni de l’état japonais.

Combien de temps a-t-il fallu pour que ce scandale soit connu des autres nations ? Ces victimes de viols devaient continuer à vivre avec leur secret, sans même pouvoir le partager avec leurs proches jusqu’au jour où l’une d’elle a brisé le silence.

Avec Femmes de réconfort, esclaves sexuelles de l’armée japonaise, Jung Kyung-a livre une réalité historique bouleversante. Aboutissement d’un véritable travail de documentation, elle explique le contexte historique et la mise en place du système permettant « d’alimenter » les « maisons de réconfort ».

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