Une vie de chien

Au lieu de finir Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, j’ai décidé de me changer les idées avec un roman court, Une vie de chien de Peter Mayle – déniché dans la bibliothèque maternelle -.

J’en ai profité pour m’inscrire au passage sur un Challenge qui m’avait fait envie dès le départ : le Challenge Animaux du monde de Sharon :) !

Résumé – pas celui de l’éditeur – : Chien mal né, Boy a connu l’abandon, les journées difficiles à devoir se débrouiller seul jusqu’au jour où son chemin croise celui d’une femme. Dans la maison de sa maîtresse et de son mari, surnommés tous deux la Direction, Boy va s’éveiller à la vie en société et brosser un portrait peu reluisant des humains… Mais les autres animaux ne seront pas épargnés non plus.

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Le cuisinier

Titre simple et résumé intriguant à mon goût, il n’en fallait pas plus pour que je lise Le cuisinier de Martin Suter. Mais attention le côté sulfureux n’est pas forcément là où on pourrait le croire…

Résumé : Licencié du restaurant, où il cuisine, Maravan, jeune réfugié tamoul, lance sa propre entreprise, Love Food. Son principe : servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Le succès est immédiat, tous les couples en mal de désir se précipitent chez le maître moléculaire. Mais jour après jour, ses repas érotiques attirent une faune plus étrange…

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Le maître de fengshui est à l’ouest

Plus qu’un livre avant d’abandonner les aventures de C.F Wong et de Joyce, son assistante. Sachant qu’il va partir en Chine, j’ai décidé de savourer Le maître du fengshui est à l’ouest…Car j’ai le sentiment que ce qui faisait la spécificité des intrigues risque de disparaître…
Résumé : C F Wong, le maître de fengshui, déteste l’idée de se rendre en Occident. Cependant il y a des offres qui ne se refusent pas, surtout quand elles sont aussi bien rémunérées. En effet, les Britanniques espèrent vendre le plus gros avion du monde aux Chinois et on a fait appel à lui pour s’assurer que le fengshui de l’appareil était bon. Bien mieux, la reine, lasse des infortunes que connaît la famille royale, s’inquiète du mauvais fengshui qui pourrait régner au palais de Buckingham. Evidemment, les choses ne se passent jamais comme prévu ; d’abord, un homme est assassiné, puis l’avion prend feu. Du coup, le maître de fengshui n’est plus du tout sûr d’arriver en Occident.

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Le mystérieux tableau ancien

La littérature chinoise contemporaine ne manque pas d’auteurs de romans policiers.  En voici encore la preuve avec He Jiahong.
Cependant je soulignerais ma déception face à l’absence de résumé et la présence de 5 critiques de divers magazines dont Playboy. Nous dirons que ce type de critiques ne joue pas vraiment sur mon envie d’ouvrir un livre.
Résumé : Hong Jun, avocat pékinois, est surtout célèbre pour ses talents de détective, admirablement secondé en cela par sa pétulante et ravissante secrétaire, Song Jia. Aujourd’hui, il est contacté par une femme professeur à l’université de Pékin dont le mari, éminent chercheur dans une société pharmaceutique de pointe, a brusquement perdu la mémoire.

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Seul demeure son parfum

Il y a deux semaines, cela avait été une bonne période pour la diminution de la PAL ( mais j’avais oublié les livres pour les challenges ;_; ), l’heure des billets est arrivée. Surtout que je suis particulièrement conquise par certains ! Les écrivains chinois comme Feng Hua continuent d’avoir leur place dans ma pile à lire.

Résumé : Dans une ville de Chine, un tueur frappe les femmes en toute impunité. Longtemps ces crimes conservent pour les enquêteurs leur épaisseur de mystère. Peu à peu pourtant, grâce à l’esprit de déduction et à l’intuition de Pu Ke, le policier chargé de l’affaire, les indices se croisent et se resserrent autour d’un seul suspect. Pu Ke est aidé dans sa quête par Mi Duo, une jeune femme rencontrée chez des amis communs, et l’histoire de leur relation va se trouver intimement liée à celle du meurtrier. Car chacun porte en lui un secret, une part d’ombre inavouée, qui est comme une clé ouvrant une porte interdite débouchant sur l’horreur.

Une plongée dans les profondeurs de l’âme humaine, qui est aussi une radioscopie aux rayons X des relations entre hommes et femmes dans la Chine d’aujourd’hui.

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Un amour de marmelade

Tout comme pour Grandville (que je conseille) de Bryan Talbot,  j’ai eu un gros coup de coeur pour la couverture de Un amour de Marmelade de Olivier Supiot

Résumé : Lutétia est une mégalopole monstrueuse où vit le professeur Louys Cazaviel. Suite a une agression dans son laboratoire, sa vie bascule : sa femme est enlevée et il est accusé de son propre assassinat, alors qu’il est visiblement toujours en vie ! De plus, son corps a subi une mutation qui l’a transformé en une gélatine verdâtre, matière déformable à souhait issue de ses investigations scientifiques : le mélakron. Après une période difficile, le professeur Cazaviel essaye de dompter cette nouvelle enveloppe… Il va réapprendre à vivre et surtout il va devenir Mr Marmelade ! Marmelade croisera sur son chemin un journaliste mythomane, une femme passe-muraille , une « gueule cassée », un policier intègre… autant de clefs pour retrouver sa femme, sa dignité et enfin la vérité !

Bande dessinée one-shot divisé en 5 chapitres, Un amour de Marmelade joue avec la quête de la vérité et la destruction. Marmelade évolue dans Lutétia, ville nouvelle aux airs steampunk et un endroit où les vestiges de ce qu’était Paris se dressent. Une ville détruite par une guerre un peu trop rapidement évoquée à mon goût. Cependant dès les premières pages, le ton est donné avec la course poursuite entre les policiers et Marmelade qui devient davantage sympathique au fil des pages. Lors de la rencontre avec Blanche (la femme passe-muraille), il se montre plutôt déplaisant – mais il en faut plus pour la décourager.

Chaque chapitre permet d’en apprendre davantage sur son passé mais sur aussi celui des autres personnages ainsi que leurs intentions. Pourquoi le journaliste invente des faits au lieu de dire la vérité, pourquoi le policier souhaite désespérément mettre la main sur le professeur ou encore la raison poussant Blanche à suivre la « créature ». Quant à la recherche de Mathilde, la femme de Louys Cazaviel, et la preuve de son innocence, elles ne seront pas sans problème. Par contre, un des rebondissements m’a semblé un peu trop tiré par les cheveux.

Graphiquement, le style est loin de ce dont j’ai l’habitude mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier. Je dirais qu’il apporte un aspect enfantin à des parties qui peuvent être particulièrement cruelles.

En somme, une bande dessinée pour passer un moment agréable de lecture et qui porte bien vraiment bien son nom.

Voyage aux îles de la Désolation

Vous avez l’âme d’un(e) aventurier/aventurière prêt(e) à parcourir le globe ? Ou les zones lointaines vous intéressent mais vous auriez peur de vous y rendre ?

Avec Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage nous entraine sur la route des terres australes. Embarqué à bord du Marion Dufresne en tant que  »journaliste », il a l’occasion de réaliser ce qui est un rêve d’enfant. Sur le navire, les autres personnes présentes sont toutes aussi passionnées que lui. Certains ont économisé pendant très longtemps, il s’agit du voyage d’une vie – ou encore comme le cas de la dame qui le fait en mémoire de son mari, la concrétisation d’un rêve qu’ils avaient en commun -. D’autres n’en sont pas à leur premier périple. Et puis il y a ceux qui travaillent comme les marins, les scientifiques…

La vie en mer se dessine avec ses contraintes (la houle trop forte, la nécessité d’occuper les passagers) et ses richesses (les rencontres humaines, la découverte de soi).  J’ai trouvé que cette bande dessinée était très personnelle mais en même temps un sentiment de partage et une certaine proximité se créaient.

Doucement, on rentre aussi dans l’univers des bases scientifiques situées loin de tout. On découvre le quotidien de ces femmes et de ces hommes, leur jargon, leur condition vie, leur dépendance due au ravitaillement, les tensions existantes… Des choses qu’on n’imagine pas, qu’on ne conçoit pas.  En plus de cela, cette bande dessinée s’avère être une mine d’informations aussi bien scientifiques que militaires (je ne savais pas qu’on ne devait pas dire  »Mon Commandant » et l’explication se trouve dedans) ou encore historiques (Tromelin, Kerguelen). En toute honnêteté, au départ, j’ai eu un peu peur de m’ennuyer et au final, j’ai adoré. Les mots, la dimension humaine associée à ce voyage, la solidarité… J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de sens dans ce récit.

Et pour couronner le tout… Le graphisme est absolument magnifique ! Quelques planches peuvent être visionnées ici mais feuilletez-le en vrai pour voir les sublimes aquarelles (Dire qu’il y avait une expo des travaux d’Emmanuel Lepage à Rosny avec une dédicace, il n’y a pas si longtemps arf). Personnellement, je rangerais Voyage aux îles de la Désolation aussi dans les beaux livres.

Pour les curieux, il existe aussi un blog retraçant le voyage : http://cap-sur-les-terres-australes.over-blog.com :)

Et une petite citation pour finir :

Ce qui est étrange avec le voyage, c’est qu’on ne comprend qu’après – et encore pas toujours – ce qu’on est allé chercher. (p. 7)

L’histoire de Sayo

Ce billet pourrait faire écho à celui sur les femmes de réconfort : Un destin de femme durant la seconde guerre mondiale.

lhistoiredesSayoRésumé : Dans les années 40, des milliers de Japonais vivent en Chine, des hommes et des femmes qui ont quitté leur terre natale pour chercher une vie meilleure. La Deuxième Guerre mondiale va bouleverser leur vie. Les hommes dans la force de l’âge partent pour la guerre; les vieillards, les femmes et les enfants qui ne peuvent pas regagner le Japon, doivent, eux, affronter la faim et les humiliations. Après la défaite nippone, ils subiront l’oppression des envahisseurs russes et la haine des Chinois qu’ils avaient colonisés. Beaucoup n’y survivront pas. Les rescapés qui ont pu retourner au Japon sont les seuls témoins d’une page tragique et peu connue de l’histoire du XXe siècle.

L’histoire de Sayo n’a pas un objectif documentaire. Comme le dit le texte dans le dossier de fin, il s’agit de raconter une histoire librement inspirée d’une biographie.

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Mort au champagne

La littérature policière n’a pas de frontières. En voici, la preuve avec Ngaio Marsh et une intrigue se déroulant en Nouvelle-Zélande.

Résumé : A bord d’un train qui traverse la Nouvelle-Zélande en direction de Middleton, Roderick Alleyn trompe son ennui en compagnie d’une troupe de théâtre anglaise en tournée, quand de curieux incidents viennent émailler le voyage : l’argent de l’une des actrices a disparu et le directeur de la troupe, Alfred Meyer, est convaincu que l’on a tenté de le tuer en le jetant hors du train… Quelques jours plus tard, son meurtre aura lieu pour de bon. As de la déduction maniant le sens de l’observation avec un flegme tout britannique, l’inspecteur Alleyn va prendre en main cette affaire où chacun a de bonnes raisons d’être l’assassin.

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Il était une fois en Asie…

Chaque culture, chaque continent a ses contes transmis au fil du temps. Ouvrage collectif édité chez Petit à petit, Contes asiatiques en bandes dessinées présente 10 contes de 6 pays différents qui sont la Chine, le Japon, le Tibet, le Népal, l’Inde et le Vietnam
Les thèmes sont aussi bien la jalousie (Le petit chien) que la nature (Pourquoi l’eau de la mer est-elle salée ?) ou encore l’amitié (Le triomphe de l’amitié).  Je trouve que cette bande dessinée est aussi bien pour les adultes que pour les enfants. D’une à cause des graphismes et certaines histoires à la fin parfois cruelles, de deux le livre se prend bien en main. Nettement plus petit qu’une bande dessinée classique et plus grand qu’un manga (15 cm x 21 cm), je trouve qu’il est plus facile à manipuler pour des enfants.
La narration est classique ( ‘Il y avait’, ‘il était une fois’ ) et les mots utilisés sont relativement simples (bon, il y en a certains qu’il faudrait expliquer à des enfants).
En somme, une petite bande dessinée qui se lit bien :)

Le livre peut être feuilleté à ici