Shamini Flint : Enquêtes en Asie

C’est enfin l’heure de se remettre dans le bain. Je m’étais dit que je le ferais bien avant mais ces derniers jours m’ont coupé toute envie de bloguer. Pourtant ce billet traine dans mes brouillons depuis un bon moment. Amatrice de romans policiers et de littérature asiatique, je souhaitais parler des romans de Shamini Flint, une auteure que j’affectionne depuis la lecture de Meurtre en Malaisie.

shaminiflint_livresCette ancienne avocate devenue écrivain plante ses intrigues dans le sud-est asiatique, choisissant des pays parfois un peu mis de côté dans ce genre littéraire. Singapour, Malaisie, Indonésie, Cambodge, des destinations de cartes postales dont elle nous montre un autre visage. Problèmes de société, religion, famille, comportement des expatriés, justice, corruption, écologie… Au travers du regard de son protagoniste, l’inspecteur Singh (sikh, en surpoids et amateur de bonne chair à tel point qu’il pourrait être un cousin éloigné du Docteur Porc de Tran-Nhut), elle nous dépeint des mondes complexes sans pour autant tomber dans les clichés.

S’il y a aussi deux qualités que j’apprécie dans ses romans : c’est leur justesse et l’absence de jugement manichéen. Tout est en nuance en somme et il est aussi, parfois, difficile de ne pas éprouver de la compassion pour les criminels, de ne pas s’interroger sur leur décision et se projeter. Quant à l’inspecteur Singh, il ne cesse de rappeler la complexité des êtres humains, même s’il montre un faible pour les femmes avec un fort caractère. La plupart des personnes, qu’il rencontre, le jugent sur son apparence avant de s’en mordre les doigts, lorsqu’il commence à creuser et découvrir leurs secrets et manigances. Cet excellent policier, dénué de toute ambition au grand dam de son épouse, nous plonge aussi dans les coulisses de la police singapourienne, de la coopération internationale (lors d’un attentat terroriste) et la complexité des affaires lorsque plusieurs nationalités sont impliquées (affaire de meurtre concernant un couple mixte aussi bien ethniquement que religieusement).

Pour apprécier ces enquêtes, il faut d’abord jeter ses préjugés à la poubelle et les aborder avec l’esprit ouvert, mais cela en vaut la peine !

Il était une fois en Asie…

Chaque culture, chaque continent a ses contes transmis au fil du temps. Ouvrage collectif édité chez Petit à petit, Contes asiatiques en bandes dessinées présente 10 contes de 6 pays différents qui sont la Chine, le Japon, le Tibet, le Népal, l’Inde et le Vietnam
Les thèmes sont aussi bien la jalousie (Le petit chien) que la nature (Pourquoi l’eau de la mer est-elle salée ?) ou encore l’amitié (Le triomphe de l’amitié).  Je trouve que cette bande dessinée est aussi bien pour les adultes que pour les enfants. D’une à cause des graphismes et certaines histoires à la fin parfois cruelles, de deux le livre se prend bien en main. Nettement plus petit qu’une bande dessinée classique et plus grand qu’un manga (15 cm x 21 cm), je trouve qu’il est plus facile à manipuler pour des enfants.
La narration est classique ( ‘Il y avait’, ‘il était une fois’ ) et les mots utilisés sont relativement simples (bon, il y en a certains qu’il faudrait expliquer à des enfants).
En somme, une petite bande dessinée qui se lit bien :)

Le livre peut être feuilleté à ici

Enfants des rues

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre jeunesse et mes lectures étaient très différentes de celle-ci. J’adorais Indiana Jones Junior, Ivanhoé, les Trois Mousquetaires, etc… L’univers était donc très loin de celui d’Enfants des rues.

 

Résumé : « Je ne sais pas où Gugu m’emmène, je ne sais pas non plus si j’aurai un endroit où dormir. J’ai encore un peu mal au ventre, et j’ai l’impression d’avoir quelque chose de coincé en travers de la gorge. Mais j’aime tellement les voir et les entendre prononcer ces mots : « dans la rue ». Peut-être que je fais déjà partie de ces enfants des rues, qui sait ? »
Un collégien en rupture de ban, perdu dans les rues de Taipei après s’être enfui de chez lui, se retrouve mêlé à une sordide histoire de machines à sous. Il va faire l’apprentissage de la marginalité au milieu d’autres adolescents cassés par la vie, à l’image des épaves automobiles où ils ont élu domicile.

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