Direction Auckland

Ça fait un petit moment que je n’étais pas passée par là. Histoire de dépoussiérer les meubles, ouvrir les fenêtres et laisser le soleil rentrer, j’ai envie de parler d’un livre qui se déroule à l’autre bout du monde. En Nouvelle-Zélande.

Lors de l’achat de Utu de Caryl Férey, j’avais envie d’évasion et d’en apprendre davantage sur la culture maorie. La série néo-zélandaise Mataku est, en partie, à l’origine de cet intérêt et ça m’intéresse de voir comment une culture aussi ancienne trouve sa place dans notre époque actuelle. La cohabitation présent / passé m’a toujours intéressée. Mais j’entends par là, la cohabitation intelligente, pas celle qui vise à se cloitrer dans un carcan conservateur. Et à vrai dire, Utu n’a rien de très conservateur.

Dès la première rencontre avec Paul Osborne à Sydney, j’ai senti qu’il me plairait. Paul, c’est le flic anti-héros. Cabossé par la vie, mal dans sa tête et dans sa peau, obnubilé par son amour d’enfance, la belle Hana, et coincé entre deux communautés. Paul, c’est le flic qui se drogue pour oublier. Paul, c’est le flic au côté sauvage que craigne et désire les femmes. Paul, c’est aussi l’ancien subordonné d’un homme aux méthodes controversées, Jack Fitzgerald. Ce dernier se serait suicidé après le sanglant échec d’une mission. Seulement, cette annonce ne convainc guère Paul, qu’un policier néo-zélandais du nom de Gallagher vient chercher pour résoudre le puzzle incomplet.

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Dans les rues d’Edo

Y a-t-il une époque particulière pour traquer les criminels ? Et si au lieu de porter l’uniforme contemporain des policiers, l’enquêteur était vêtu d’un kimono ?

Si on additionne ces deux idées, on obtient Hanshichi, agent du gouvernement dans le Japon du XIXème siècle et figure de proue de Fantômes et Kimonos. Vivant et travaillant à Edo, notre homme fait face à des mystères qui en méduserait plus d’un. Du kappa battant le pavé en passant par un maître de la lance aux nombreuses victimes au serpent géant résidant dans un manoir loin de toute habitation, le détective, doit donner du sens aux fantômes et aux créatures fantastiques afin de découvrir la vérité.

Autant le dire d’emblée, si j’ai bien aimé la narration présentant Hanshichi entrain de raconter les anecdotes de sa vie passée à un je, relativement, inconnu auquel le lecteur peut s’identifier, le style de Okamoto Kidô ne m’a pas tellement séduite. Enfin cela passe toujours mieux que Soseki Natsume ( Oreiller d’herbe est une de mes bêtes noires ). Il y a quelque chose qui fait, que je n’arrive pas à accrocher. Alors que les intrigues sont plaisantes, Hanshichi fait peut-être trop enquêteur irréprochable mais les autres personnages comme Kôjirô compensent par leur caractère ou leur maladresse. Cependant le réel intérêt des enquêtes réside dans le contexte historique choisi. Les informations sur les usages ( le patronage des manzai, le duo saizô / tayû, le calendrier lunaire ), sur les traditions, la dimension spirituelle (Ojyûa, la pensée shushi) et les fêtes ( fête de rituels de Shinmei, fête des morts ) ainsi que, parfois, des changements entre les différentes ères ( dans le bébé monstre avec l’ère Meiji et l’ère Edo ) ou encore les lois et les peines en vigueur en font un livre riche. Le lecteur s’immerge facilement dans ce quotidien où se croisent artisans, commerçants, bandits repentis, geishas, servantes, professeur de shamisen ou bonze.

Une lecture intéressante pour l’aspect culturel et historique mais je ne classerais pas ce livre dans les incontournables.

Le maître de fengshui est à l’ouest

Plus qu’un livre avant d’abandonner les aventures de C.F Wong et de Joyce, son assistante. Sachant qu’il va partir en Chine, j’ai décidé de savourer Le maître du fengshui est à l’ouest…Car j’ai le sentiment que ce qui faisait la spécificité des intrigues risque de disparaître…
Résumé : C F Wong, le maître de fengshui, déteste l’idée de se rendre en Occident. Cependant il y a des offres qui ne se refusent pas, surtout quand elles sont aussi bien rémunérées. En effet, les Britanniques espèrent vendre le plus gros avion du monde aux Chinois et on a fait appel à lui pour s’assurer que le fengshui de l’appareil était bon. Bien mieux, la reine, lasse des infortunes que connaît la famille royale, s’inquiète du mauvais fengshui qui pourrait régner au palais de Buckingham. Evidemment, les choses ne se passent jamais comme prévu ; d’abord, un homme est assassiné, puis l’avion prend feu. Du coup, le maître de fengshui n’est plus du tout sûr d’arriver en Occident.

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Le mystérieux tableau ancien

La littérature chinoise contemporaine ne manque pas d’auteurs de romans policiers.  En voici encore la preuve avec He Jiahong.
Cependant je soulignerais ma déception face à l’absence de résumé et la présence de 5 critiques de divers magazines dont Playboy. Nous dirons que ce type de critiques ne joue pas vraiment sur mon envie d’ouvrir un livre.
Résumé : Hong Jun, avocat pékinois, est surtout célèbre pour ses talents de détective, admirablement secondé en cela par sa pétulante et ravissante secrétaire, Song Jia. Aujourd’hui, il est contacté par une femme professeur à l’université de Pékin dont le mari, éminent chercheur dans une société pharmaceutique de pointe, a brusquement perdu la mémoire.

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Seul demeure son parfum

Il y a deux semaines, cela avait été une bonne période pour la diminution de la PAL ( mais j’avais oublié les livres pour les challenges ;_; ), l’heure des billets est arrivée. Surtout que je suis particulièrement conquise par certains ! Les écrivains chinois comme Feng Hua continuent d’avoir leur place dans ma pile à lire.

Résumé : Dans une ville de Chine, un tueur frappe les femmes en toute impunité. Longtemps ces crimes conservent pour les enquêteurs leur épaisseur de mystère. Peu à peu pourtant, grâce à l’esprit de déduction et à l’intuition de Pu Ke, le policier chargé de l’affaire, les indices se croisent et se resserrent autour d’un seul suspect. Pu Ke est aidé dans sa quête par Mi Duo, une jeune femme rencontrée chez des amis communs, et l’histoire de leur relation va se trouver intimement liée à celle du meurtrier. Car chacun porte en lui un secret, une part d’ombre inavouée, qui est comme une clé ouvrant une porte interdite débouchant sur l’horreur.

Une plongée dans les profondeurs de l’âme humaine, qui est aussi une radioscopie aux rayons X des relations entre hommes et femmes dans la Chine d’aujourd’hui.

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Agence Black Bafoussa

Et c’est un petit tour du côté de la littérature africaine avec un polar d’Achille F. Ngoye, pour commencer les billets de lecture de 2011 !

Résumé : Comment Danga faisait-il pour entretenir sa poule et mettre de l’huile de palme dans ses feuilles de manioc  ? Et pourquoi s’est-il fait descendre dans son appartement de la banlieue parisienne ? On s’interroge aux Peupliers. Bien sûr, le guignol n’était pas tout rose : opposant notoire de Pupu Muntu, dictateur indéboulonnable du Kalina, il avait quelques ennemis. Suspect number one : Jim Bafoussa, compatriote et ami du défunt. Il n’avait pourtant pas la tête d’un sorcier pour zigouiller un vieux frère… Mais les faits sont là et l’inspecteur Mayotte a beau se procurer le guide L’Afrique à Paris, il n’est pas très avancé.

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